Le premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a procédé, ce jeudi 20 février à l’inauguration d’un nouveau bâtiment de l’Institut National de Recherche Bio-médicale (INRB). Ce laboratoire national de santé publique devra abriter trois centres dont le centre de diagnostic et recherche, le centre de formation et un centre d’essais cliniques.

Le docteur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’INRB a expliqué l’importance de cette nouvelle infrastructure qui s’ajoute au premier bâtiment existant.

« Le nouveau bâtiment constitue la deuxième extension de l’INRB. Il se compose de trois éléments essentiels : un centre de diagnostic, un centre de formation et un centre d’essais cliniques. Le centre de diagnostic et de recherche est chargé d’analyse des échantillons pour la surveillance épidémiologique et la recherche. Les laboratoires médicaux sont généralement classés selon une échelle de 1 à 4 eu égard au niveau de dangerosité de pathogènes manipulées ou selon la nature des expérimentations effectuées. Le centre de diagnostic et de recherche comprend deux types de laboratoires : 3 laboratoires de niveau de sécurité 2 (P2) et trois laboratoires de niveau de sécurité 3. Juste très récemment l’INRB est doté seulement des laboratoires P2 pour manipuler n’importe quel type d’échantillon biologique avec tous les risques que cela comporte. Grâce aux nouvelles infrastructures, notre niveau de sécurité a été élevé d’un cran grâce à la présence de laboratoire P3. Le laboratoire P3 est constitué des locaux sécurisés permettant de manipuler les agents pathogènes dangereux tout en protégeant les utilisateurs et l’environnement extérieur », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Le laboratoire P3 se caractérise par les faits comme suivant : les locaux sont étanches, réalisés avec les matériaux facilement déployables et décontaminables. Les équipements offrant une barrière de protection primaire grâce à des postes de sécurités microbiologiques de classe 2 et 3. Les installations de traitement d’air sans recyclage avec une filtration en entrée et en sortie grâce aux filtres. Le maintien d’une pression négative pour éviter toute fuite de l’intérieur vers l’extérieur avec des systèmes de contrôle et d’alerte et enfin la présence des dispositifs de restriction des déchets contaminés…Désormais la manipulation des échantillons dangereux se feront obligatoirement dans un des laboratoires P3 ainsi le P3 de bactériologie analysera les échantillons suspects des tuberculoses. Le P3 de virologie analysera les échantillons humains suspects de maladie à virus Ebola et d’autres pathogènes dangereux comme le covid-19 ».
Le docteur Jean Jacques Muyembe qui avait découvert le virus d’Ebola veut faire du centre de formation de l’INRB qu’il dirige, un centre par excellence d’Ebola en RDC.

« Le centre de formation comprend deux salles des travaux pratiques destinées à la formation de l’équipe de l’INRB et recyclage des chercheurs congolais et ceux d’autres pays de notre sous-région. Cette vocation sous régionale existe d’ores et déjà par l’organisation en cours du 17 au 21 février 2020 du premier atelier de formation sur le diagnostic de maladie à virus Ebola. Les 26 participants sont originaires du Congo, du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda, de la Tanzanie, de la Zambie etc. Le centre de formation est appelé à devenir un centre d’excellence d’Ebola en RDC. Il comprend également deux salles de conférence d’une capacité de 20 places chacune, un auditoire en gradin d’une capacité de 150 personnes et un centre de documentation », a-t-il dit.

M. Muyembe tient à ce que le centre d’essai clinique soit le fleuron des recherches de l’INRB.

« En 2016 le docteur Narcisse qui est certainement dans cette salle me disait que le NAS allait entreprendre les essais clinique au Mali mais pourquoi les essais cliniques au Mali alors que c’est en RDC qu’il a été récolté. Il me dira qu’en RDC vous n’avez pas d’infrastructures pour ces genres d’études.  Voilà comment l’idée d’un centre clinique est née. Le centre d’essai clinique actuel est appelé à devenir le fleuron de nos recherches à l’INRB. C’est dans ce centre que les chercheurs pourront évaluer l’efficacité des nouvelles molécules thérapeutiques et des nouveaux vaccins. D’ores et déjà une constitution des chercheurs de l’INRB, du NAS aux Etats-Unis USA et de l’IRB en France et en cours de constitution pour tester un médicament pour éliminer le virus Ebola dans le liquide séminale de certains survivants de maladie à virus Ebola », a dit le docteur Muyembe.

La construction de ce bâtiment était financée par un don du peuple Japonais. cette cérémonie a lieu lieu en présence des partenaires techniques et financiers à la santé dont la JICA, le DNDi, la Tokyo University, Africa CDC, Enabel, OMS et tant d’autres.

Source : ActualiteCD

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